Communiqué de presse

CREDIT MUTUEL EN VAINQUEUR DANS LES CHALEURS BRÉSILIENNES

La Guerre de Troie n’a finalement pas eu lieu

Un Horn clément mais une laborieuse remontée de l’Atlantique Sud

Deux duellistes pour un face à face final

GLOBE40 2025/ 2026– COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°33 –  15 février 2026

CREDIT MUTUEL EN VAINQUEUR DANS LES CHALEURS BRÉSILIENNES

La Guerre de Troie n’a finalement pas eu lieu

Un Horn clément mais une laborieuse remontée de l’Atlantique Sud

Deux duellistes pour un face à face final

Ce jour à 22.20 UTC après 25 jours et 5 heures de mer, et 5898 milles à 9,7 nœuds de moyenne, le Class40 CREDIT MUTUEL a franchi en vainqueur à Recife la ligne d’arrivée de l’étape 5 de la GLOBE40 ; celle-ci était partie le 18 février de Valparaiso au Chili. Une étape attendue pour les leaders comme une nouvelle explication après l’étonnante arrivée ex-aequo dans la longue étape transpacifique précédente de 7000 milles. Mais au final le scénario qui s’est développé a été très différent mais tout aussi intense. Une longue et laborieuse remontée vers le nord qui se conclut par une égalité au classement général des deux duellistes et une dernière étape à venir en juge de paix.


La Guerre de Troie n’a pas eu lieu

Après un magnifique départ de la baie de Valparaiso, destination mythique, on s’attendait à une nouvelle explication mano à mano entre les deux leaders du classement BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM (en tête de 2 points au classement général) de Jonas Gerckens et Corentin Douguet et CREDIT MUTUEL de Ian Lipinski et Antoine Carpentier ; une équipe fraiche embarquait pour l’étape sur le bateau belge et du côté français Ian Lipinski reprenait le manche avec Antoine Carpentier parti de Sydney. Confrontés à des conditions difficiles dès le départ de l’étape avec une trentaine de nœuds de vent dans le nez et une mer formée la flotte des Class40 prenait « cher » comme on dit dans les milieux informés. Après quelques jours de ce traitement le 23 février l’équipe belge annonçait des avaries importantes (avarie de chariot de rail de Grand-Voile et de drisse de J1) et décidait de rallier le port chilien de Valdivia à 1000 km au sud de Valparaiso. Un « pit-stop » très court puisque 5 heures à peine après avoir accosté le Class40 reprenait la mer après une intervention très efficace de son équipe technique (Albane et Pierre) et comme toujours un superbe accueil des chiliens locaux. Mais pendant ce temps-là CREDIT MUTUEL profitait d’une météo très favorable et partait « devant » laissant à la fois les Class40 classiques « pointus » dans une zone de calme et l’équipe belge à la peine pour revenir sur sa route initiale.

Le baptême Cap-Hornien de la GLOBE40 2ème édition.

Le 26 février CREDIT MUTUEL s’annonçait au Cap Horn avec près de 600 milles d’avance dans des conditions pour une fois clémentes dans cette zone également mythique ; deux cap-horniers de plus, une expérience inoubliable pour chacun, une marche dans une carrière de coureur au large, et un accomplissement personnel. Le 28 février et le 1er mars c’est en rafale et en 12 heures que les 6 autres Class40 passaient le Cap Horn, une première expérience à l’exception de Melodie Schaffer et Paul Stratford (WHISKEY JACK) et Rupert Holmes (JANGADA RACING). Mais après le passage du Horn les choses s’annonçaient de manière très différente : quelques jours plus tard au nord des îles Falklands une violente dépression venue de la Cordillières des Andes s’abattait sur les équipages. Puis s’ensuivaient pendant pratiquement deux semaines une succession complexe de zones sans vents, une météo quasi imprévisible et la recherche permanente d’un souffle de vent, avec l’éternel choix entre aller à la cote et aller au large. Quelle fut longue et difficile cette remontée de l’Atlantique Sud ! D’autant que plus l’on remontait plus la chaleur revenait à en devenir étouffante passé le Capo Frio…

Une remontada inachevée et les duellistes vers une explication finale.

Remontada est bien le terme approprié quand on sait que l’avance maximale de 612 milles de CREDIT MUTUEL au Horn sur BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM s’est transformée le 11 mars au classement de 06.00 en … 12 milles. Météo favorable et talent des skippers, les proportions respectives ne sont pas connues scientifiquement mais quelle aventure ! Cette remontée butta une nuit sur un filet de pêche lors de la remontée le long des côtes de l’État du Pernambuco. Une baignade imprévue d’une heure, un vent faiblissant, et un team français qui s’envolait à nouveau avec un matelas moyen d’une cinquantaine de milles que les deux skippers ont su préserver. Pendant ce temps les « pointus » restaient très proches en une centaine de milles choisissant une option plus au large ; FREE DOM prenait la main avec une avarie de bout-dehors de BARCO BRASIL qui l’handicapait plusieurs jours. WILSON toujours excellent s’enhardissait pour jouer le podium et pourquoi la tête des pointus quand JANGADA RACING et WHISKEY restaient plus proches que jamais prêts à toutes les opportunités dans le groupe, lequel remonte lentement au près dans un vent faible, pour une arrivée groupée dans les journées du 18 et 19 mars matin.

BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM à 80 milles de l’équipe Française est prévu en fin de nuit ce jour. La seconde place attendue de l’équipe belge, sauf péripétie, et la victoire française de ce jour conduisent les deux leaders à une égalité à 19 points qui devrait être confirmée par le comité de course.

 

Rappel des modalités du classement et des coefficients / distance de chaque étape.

Les points : le 1er prend 1 point, le 2ème 2 points, etc. Le nombre de points est multiplié par le coefficient par étape.

Les coefficients par étape et distance théorique :

            – Prologue : 0, 5 (900 milles)

            – étape 1 : 1 (1500 milles)

            – étape 2 : 3 (7050 milles)

            – étape 3 : 2 (5120 milles)

            – étape 4 : 3 (6390 milles)

            – étape 5 : 2 (4860 milles)

            – étape 6 : 2 (4290 milles)

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