Communiqué de presse
CREDIT MUTUEL AU HORN : UNE PREMIERE POUR UN CLASS40 SCOW
Ian Lipinski et Antoine Carpentier en tête de la 5ème étape
Une grande première océanique pour la Class40
Encore 3000 milles d’un parcours piégeux
Ian Lipinski et Antoine Carpentier en tête de la 5ème étape
Une grande première océanique pour la Class40
Encore 3000 milles d’un parcours piégeux

GLOBE40 2025/ 2026– COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°32 – 26 février 2026
CREDIT MUTUEL AU HORN : UNE PREMIERE POUR UN CLASS40 SCOW
Ian Lipinski et Antoine Carpentier en tête de la 5ème étape
Une grande première océanique pour la Class40
Encore 3000 milles d’un parcours piégeux
Ce jour à 13h03’12 » UTC (14h03’12 » heure européenne) le Class40 CREDIT MUTUEL n°202 a doublé le Cap Horn et franchit avec une confortable avance la ligne de ce classement intermédiaire de l’étape. Un Cap Horn pour une fois hospitalier avec un vent d’une dizaine de noeuds et une mer modérée, ce qui était loin d’être le cas ne serait-ce que 24 heures avant. C’est à la fois un accomplissement personnel pour les deux skippers pour qui c’est une première fois et une évolution majeure pour la Class40 qui prouve à nouveau aux 2/3 tiers du parcours de la 2ème édition de la GLOBE40 sa capacité à courir sur les grands parcours océaniques. Mais il reste encore 3000 milles pour atteindre le Brésil à Recife dans un Atlantique Sud réputé pour ses pièges, coups de vent très brutaux venus des Andes, zones de calmes, imprévisibilité météo, flotilles de pêche intensive en grand nombre, plate-formes pétrolières.
L’accès à la mythologie du Cap Horn
Quel que soit le palmarès antérieur des deux coureurs du team CREDIT MUTUEL, et il est rempli de victoires aux plus prestigieuses courses, doubler le Cap Horn reste un accomplissement. Il relit les deux skippers à une histoire ancienne, devenue en grande partie une légende, et à une mythologie, celle des grands récits à la voile du XIXème siècle ; une mythologie que même les ultra – performances des derniers supports à foils monocoques ou multicoques n’ont pu effacer. Et dans le regard des autres avoir passé le Horn au moins une fois fait de vous un marin qui impose le respect. Dans les équipages de cette 2ème édition seuls Mélodie Schaeffer et Paul Stratford, ensemble sur le projet canadien WHISKEY JACK, avaient ce pédigrée. Après les péripéties du début de cette 5ème étape, avarie technique du duelliste belge, flotte des Class40 pointus engluée dans des calmes, CREDIT MUTUEL a abordé cette échéance en toute sérénité avec une avance de près de 600 milles sur son concurrent direct au classement général, BELGIUM OCEAN RACING- CURIUM, toujours en tête officiellement de celui-ci.
Un grand pas en avant pour la Class40
Avoir conduit l’ensemble de la flotte des Class40 de Lorient à Valparaiso sans accident ni incident majeur avait déjà prouvé la capacité des Class40 dernière génération « scow » à s’aligner sur les grands parcours océaniques, trustés jusqu’à présent par des séries de plus grande taille en monocoque ou multicoque, et mobilisant des budgets très supérieurs. C’est une nouvelle étape pour la Class40 et il est intéressant de noter qu’après un premier scow pionnier CREDIT MUTUEL – le n°158 – en 2019, c’est la même équipe qui est à nouveau pionnière avec cette échéance symbolique du passage du Cap Horn; elle sera suivie dans 48 heures environ par les Class40 classiques – qui ont déjà fait des tours du monde- et par le concurrent belge; ce dernier aura aussi mis la Class40 sur le devant le scène en battant à deux reprises sur cette GLOBE40 ( étape 2 et 4 ) le record de distance en 24 heures à 459 milles. Au delà des prouesses techniques c’est aussi une porte ouverte à tous ceux qui veulent découvrir la grande ivresse des mers du sud, et le défi d’un tour du monde exigeant sportivement, par étapes en environnement international, en mobilisant un budget accessible.
Une remontée de l’Atlantique Sud qui ne manque pas de pièges
C’est encore 3000 milles qui attendent les skippers de CREDIT MUTUEL et tous les autres équipages. L’exemple d’autres courses dans la zone a bien montré ces dernières années toutes les difficultés de cette remontée de l’Atlantique Sud. Du reste c’est sur ce parcours que lors de la 1ère édition a lieu le seul accident de l’épreuve, le concurrent japonais Masa Suzuki accompagné d’Estelle Greck, avait heurté une objet flottant, probablement un apparaux de pêche, qui l’avait contraint à une longue escale forcée en Argentine. Il faudra aux coureurs éviter les nombreux pièges de cet Atlantique avant de pouvoir toucher dans la dernière partie du parcours les alizés de sud-est venus d’Afrique du Sud.