Communiqué de presse

ARRIVÉES EN RAFALES À VALPARAISO

Le 1er « pointu » 5 jours et 11 heures seulement après le 1er « scow »
4 concurrents en 4 heures aprés 7000 milles

ARRIVÉES EN RAFALES À VALPARAISO

Le 1er « pointu » 5 jours et 11 heures seulement après le 1er « scow ».
4 concurrents en 4 heures aprés 7000 milles.

Arriver à Valparaiso à la grande époque de la marine à voile était un privilège qui n’était pas accordé à tous les clippers venus d’Europe ; nombre d’entre eux parsèment les cartes dans les parages du Cap Horn au titre d’épaves. Pour la flotte des Class40 classiques dit « pointus », moins de 6 jours seulement après l’arrivée des Class40 de dernière technologie dits « scows », Valparaiso marquera l’issue d’une transpacifique complète, prés de 7000 milles sur l’eau, dans des conditions à vrai dire peu pacifiques. Il faudra attendre l’étape 5 vers Recife pour franchir le Cap Horn. Et comme sur la GLOBE40 on aime bien les arrivées inédites et serrées c’est dans la même journée en 4 heures (dont 3 en moins d’une heure ) que sont arrivés dans l’ordre du classement ce mercredi 28 janvier le brésilien BARCO BRASIL, l’équipage austro-britannique (pardon gallois) WILSON, les anglais de JANGADA RACING et les canadiens de WHISKEY JACK. La rade mythique de Valparaiso les accueille, port monde avec des senteurs à la Jacques Brel, résonnant comme ces noms d’Alexandrie, Karachi, Bombay…

L’aventure d’un Ocean.

Partis le 1er janvier de Sydney, les 7 Class40 (l’équipe allemande NEXT GENERATION ayant du faire demi-tour vers La Reunion) sont vite descendus dans les latitudes sud, doublant la Nouvelle-Zélande par le sud. FREE DOM a quitté la meute aprés plusieurs péripéties et un double retour vers Sydney pour un 3ème départ le 17 janvier. Pour les 4 survivants de cette première phase commence alors la longue phase des mers du sud, à la limite des 50° de latitude sud fixés par la course. Une première pour la quasi totalité des skippers, à 3 exceptions près, découverte des grandes glissades au portant, des records de vitesse, du froid, voire de la peur avec des montagnes de vagues, des albatros gardiens du temple du sud. Une expérience peu transmissible en mots mais qui les marquera tous. La qualité de la préparation technique aura permis à ces Class40 « pointus » de traverser cet océan sans avaries majeures, on retiendra seulement l’exploit de Jade allant en tête au milieu de la nuit, au milieu de la tempête, et au milieu du Pacifique, revisser une pièce du gréement ; rien d’autre à signaler sous réserve d’inventaire à l’arrivée. Puis ce fut le vertige du passage au point Nemo, symbole des immensités maritimes. Et enfin 3 semaines après l’abandon – provisoire – des mers du sud, pour remonter vers le Chili, retrouvant le calme, une certaine chaleur et un peu de répit avant l’atterrissage sur les côtes chiliennes. Un expérience qui a frappé les esprits autant qu’elle a marqué les corps.

Une compétition qui n’a jamais faibli

Aventure certes mais compétition toujours : BARCO BRASIL (n° 151) conforte son classement en tête des pointus avec cette nouvelle victoire : le duel avec FREE DOM attendra les 5 et 6ème étape; 7000 milles parcourus en tête de la flotte des pointus avec souvent des options assez rudes dans le dur des dépressions, José et Luiz ne craignent rien manifestement ; une moyenne de 10, 7 noeuds en surface, soit à peine moins que ce qui était il y a peu le record des scows sur les parcours de transat (Transat Jacques Vabre 2023 / 11,12 noeuds de moyenne sur l’eau pour Ambrogio Beccara) ; lequel record des scows est passé à 13,40 noeuds en surface sur l’ensemble de la transpacifique, record tous temps d’une épreuve au large Class40. WILSON (n°93), le plus ancien bateau de la flotte poursuit une GLOBE40 remarquable de régularité et de performance, et de préparation technique sous l’égide de Jade, patron de chantier dans le civil ; ce qui n’empêche pas la skippeuse Lisa Berger de nous offrir à chaque fois des magnifiques compositions sous forme de post Instagram qui atteignent régulièrement le million de vues (oui, oui…) ; la sagesse et le flegme britannique de JANGADA RACING (n°152) aura payé aussi, une prudence volontairement choisie par Richard et Rupert pour remonter lors de la plus grosse dépression rencontrée, vite suivi par les autres à l’exception de BARCO BRASIL ; une stratégie payante. Enfin l’équipage à fleur d’érable, les canadiens Mélodie et Colin n’ont cessé d’améliorer la performance de leur Class40 n°128, suivant le rythme d’enfer du groupe. Un groupe dans la compétition mais aussi dans la solidarité, chacun s’inquiétant vite d’un ralentissement net, ou d’une route incohérente d’un autre équipage. Et l’image est assez belle de les voir arriver presque ensemble avec si peu d’écart à Valparaiso. Au delà du classement, tous méritent le même respect pour la performance accomplie.

Arrivées               28 janvier

Valparaiso

heure d’arrivée

UTC

temps de course distance fond / milles moyenne/ noeuds
BARCO BRASIL 12.02.13 27j 08h 02′ 7007 10, 7
WILSON 15.00.58 27j11h00′ 6922 10,5
JANGADA RACING 15.36.15 27j11h36′ 6947 10,5
WHISKEY JACK 15.55.13 27j11h55 7064

10,7

REMERCIEMENTS : L’ARMADA – Marine Nationale Chilienne – PUERTO DEPORTIVO / Thomas Elton / YACHT CLUB D’HIGUERILLAS

Partagez cette article :